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Les pratiques préliminaires ordinaires.

C'est la transcription d'un texte provenant du centre Druk Toupten Tcheukhor Ling.
Je n'ai pas recopié le texte en tibétain.
 


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1) La méditation sur la difficulté d'obtenir un précieux corps humain.

Ce précieux corps humain bien nanti est très difficile à obtenir,
Puisqu'il rassemble toutes les qualités de Pourousha,
Si l'on n'exploite pas toutes ses capacités pour pratiquer le Dharma,
A l'avenir, comment pourrait-on obtenir encore une fois ce précieux corps humain ?

Au sommet de notre tête, nous visualisons le Maître-racine et d'une dévotion venue du fond de notre coeur, nous supplions : libre des huit incapacités, nous possédons le corps humain avec ses huit libertés (1) et ses dix qualités (2), ce support qui permet de pratiquer et de réaliser le Dharma, bien que très difficile à obtenir, cette fois-ci, nous l'avons enfin grâce à la force des actions vertueuses faites dans le passé. Ayant obtenu ce précieux corps humain, cela signifie que nous avons la possibilité et la capacité d'atteindre la Libération.

Donc, avec cette rare opportunité, nous devons oeuvrer avec grands efforts pour obtenir la bouddhéité. Si nous mourrons sans avoir pratiqué le Dharma, nous n'aurons tiré alors aucun bénéfice  de ce précieux corps humain bien pourvu. Par la suite, il sera très difficile d'acquérir cette base, puisque cela dépend de notre karma.

"Sans accumuler de karma, nous ne récolterons pas de fruit et le karma accumulé ne sera jamais perdu !"

Comme il est cité dans les écritures : si on nait dans les états indésirables du cycle des existence, même l'écho des êtres des états heureux ne sera pas entendu.
L'apparition de cette base favorable étant due à un grand mérite, je m'engage à pratiquer le Dharma de tout mon coeur.
Ceci est la méditation sur la difficulté d'obtenir le précieux corps humain.

Le présent vers est tiré du Bodhisattvacharia-avatara

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2) La méditation sur la mort et l'impermanence.

Les trois mondes sont impermanents comme les nuages d'automne,
Les naissances et les morts des êtres sensibles sont comme une danse,
Le cours de la vie des êtres sensibles est comme un éclair dans le ciel,
Comme les torrents qui coulent des hautes montagnes, leurs existences passent rapidement.

Le sens de ces vers du Lalitvistara sûtra est :
Dans les trois mondes, comme un nuage d'automne, comme des mains de danseurs, comme un éclair dans le ciel, comme des torrents des hautes montagnes, le cours de la vie ne s'arrète pas, même un instant en allant sur le chemin de la mort. De plus, dû à l'incertitude des causes, le moment de la mort est aussi indéfini.

"Le cours de la vie, avec un vent de maux et d'obstacles, est plus impermanent que des bulles d'eau..."

Comme il est cité dans le texte Souhrlléhha, cette période appropriée pour pratiquer le Dharma ne devrait pas être négligée et ce qui peut être fait maintenant ne doit pas être reporté à plus tard.
Au contraire, sans plus tarder, nous devons penser à developper la persévérance et à pratiquer le Dharma.

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3) La méditation sur la loi de cause à effet ou karma.

Au moment venu, si un roi trépasse
Ses richesses, ses amis et ses parents ne le suivront pas.
Ou que nous allions,
Notre karma nous suivra comme une ombre.

Ces vers signifient :
Si nous ne renonçons pas aux actions non vertueuses et si nous ne cultivons pas les actions vertueuses, alors après la mort, nous en expérimenterons les effets indésirables ou fruits du karma. Puisque le karma ne sera jamais perdu, le moment viendra ou nous serons obligés de subir la maturité de l'accumulation de notre propre karma.

Ainsi qu'il est dit dans un sûtra :
"Les karmas des êtres vivants ne seront pas perdus même après un éon comme des arbres qui doivent inévitablement porter des fruits le moment venu !"
Quand on passera de cette existence à une autre en mourrant, quelque fût la prospérité que l'on possèdat tels la nourriture, les vêtements, les richesses, les amis ...etc..., tout devra être laissé derrière soi.
Par contre, puisque le karma positif ou non nous suivra comme une ombre, nous devrions dès maintenant éviter de faire même la plus petite mauvaise action et s'efforcer de faire même la plus petite bonne action.
Bien qu'il y ait beaucoup de possibilités de faire du mal sous des formes grossières ou subtiles, nous pouvons neanmoins les classer comme suit :
.  Tuer, prendre ce qui n'est pas donné, avoir un mauvais comportement sexuel, ce sont les trois mauvaises actions principalement commises par le corps.
. Mentir, semer la discorde par ses paroles, dire des mots blessants, dire des futilités, ce sont les auatres mauvaises actions principalement commises par la parole.
. La convoitise, la malveillance, avoir des vues erronnées, sont les trois mauvaises actions relatives à l'esprit.

"En bref, l'attachement, la colère et l'ignorance donnent naissance à des actions non vertueuses."
Comme il est cité, toutes les actions commises sous l'emprise des trois poisons et les émotions perturbatrices résultantes sont non-vertueuses et doivent etre évitées. Opposées à celles-ci sont les actions vertueuses qui doivent cultivées du mieux que nous pouvons.

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4) La méditation sur les vicissitudes et les imperfections du cycle des existences ou samsara.

Les êtres vivants sont, par le pouvoir de l'attachement et de l'ignorance,
Des êtres humains, des dévas ou bien des êtres des états indésirables : animaux, êtres affamés et habitants des enfers.
Parmi ces trois états d'existence, les êtres sensibles transmigrent,
Comme tourne le tour d'un potier,
Les trois mondes brûlent des souffrances de la vieillesse et des maladies,
Dans ce bûcher, il n'y a pas de guide.
Parce qu'ils sont pris dans le samsara, les êtres sensibles sont toujours ignorants et confus,
Comme une abeille captive, piégée dans un pot.

Si par la force du karma qui défile, nous transmigrons dans le cycle des existences, il n'y a pas de bonheur mais seulement de la souffrance comme pour une abeille captive, souffrant dans un pot un long moment.

Ainsi qu'il est dit dans le Saddharna-Smrtyoupasthana-Sûtra :
"Les êtres des enfers sont torturés par le feu des enfers, les êtres affamés souffrent le martyr de la faim et de la soif, les animaux souffrent de se manger les uns les autres, les êtres humains souffrent d'une vie trop courte, les asouras sont oppressés par les luttes et les guerres, les dévas souffrent de distraction et d'étourderie, comme sur la pointe d'une aiguille, dans le samsara, il n'y a jamais aucun bonheur."

Comme le dit aussi ce paragraphe, il y a huit enfers chauds et huit enfers froids dont les souffrances dépassent notre imagination. Les êtres affamés souffrent de la faim et de la soif, les animaux de se manger les uns les autres et d'être exploités à faire des travaux forcés, tandis que les êtres humains souffrent de la naissance, de la vieillesse, de la maladie et de la mort, les dévas souffrent de savoir absolument et précisement le moment ou ils mourront et dans quel état ils iront renaitre.
En bref, il n'y a pas seulement ces souffrances évidentes mais même un bonheur apparemment parfait ou un moment apparamment calme sont voués à se changer en souffrance. Il est donc impératif et juste de faire l'effort maximum pour s'échapper de ce samsara.

"Le samsara est ainsi : pour les dévas, les humains, les etres des enfers, les êtres affamés et les animaux, les naissances ne sont bonnes qu'à nous faire savoir qu'elles sont les véhicules de nombreuses souffrances."
Comme il est dit par Atcharia Nagardjouna, en ce moment opportun, il est très important de pratiquer le Dharma et de faire un effort pour mettre en oeuvre les moyens d'acquérir le bonheur permanent et l'ultime Bouddhéité.

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Notes :

Ces notes sont issues de celles d'une traduction du bodhisattvacharya-avatara de Shantidéva "La marche vers l'éveil" aux éditions Padmakara ISBN 2-906949-03-5.

(1)  Les huit libertés : ne pas être né dans les enfers, le monde des esprits torturés, le règne animal, parmi les barbares, les dieux de longue vie, dans un âge obscur durant lequel aucun Bouddha n'est apparu, ou comme un handicapé mental incapable de saisir le sens du Dharma.
(2) Les dix conditions favorables : avoir une existence humaine, être né dans un lieu ou le Dharma existe, posséder toutes ses facultés physiques et mentales, ne pas agir contrairement au Dharma et avoir foi en ceux qui en sont difnes; il faut aussi qu'un bouddha soit apparu durant notre ère et qu'il ait exposé le Dharma; que ses enseignements subsistent et soient mis en pratique; enfin,, qu'un maître spirituel soit présent pour nous guider.

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